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Elections municipales à Paris : la victoire d’Anne Hidalgo, la déroute d’Agnès Buzyn

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Paris le 28 juin 2020. Anne Hidalgo célèbre la victoire au municipales de Paris sur le parvis de l'Hotel de ville. Des habitants sont venus écouter le discours d'Anne Hidalgo.

LAURENCE GEAI POUR « LE MONDE »

Par Denis Cosnard

Publié aujourd’hui à 06h31, mis à jour à 11h41

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FactuelLa maire socialiste a été largement réélue à la tête de la capitale. Sa rivale, Rachida Dati, sauve l’honneur de la droite, tandis que la candidate macroniste n’est même pas élue au Conseil de Paris.

Il est 21 heures, ce dimanche soir 28 juin, et soudain, les premières estimations tombent sur l’écran allumé dans l’immense bureau d’Anne Hidalgo, où elle a réuni son équipe : la maire socialiste de Paris est réélue. Et haut la main, avec 48,49 % des voix, alors que Rachida Dati (Les Républicains, LR) doit se contenter de 34,31 %, et Agnès Buzyn (La République en marche, LRM), de 14,87 %. Les applaudissements fusent. Le bureau s’emplit de fidèles, de compagnons de route. Anne Hidalgo donne l’accolade à chacun.

Anne Hidalgo salue la foule devant l’Hôtel de ville après l’annonce des résultats du second tour des municipales, à Paris, le 28 juin.
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Jusqu’au dernier jour, elle qui est si superstitieuse n’avait pas voulu crier victoire. A présent, quelques larmes coulent. Au terme de cette si longue campagne, « je pense à mon père », mort en mars 2019, confie la maire quelques minutes plus tard devant ses partisans réunis sur le parvis de l’Hôtel de ville : « Arrivé en France avec la République en idéal, il voulait que ses filles le réalisent. Je crois qu’il serait heureux aujourd’hui. »

De l’autre côté de la Seine, au quartier général de La République en marche (LRM), boulevard du Montparnasse, l’ambiance est tout autre. Sépulcrale. Un an et demi plus tôt, le parti présidentiel s’imaginait faire tomber Anne Hidalgo comme un fruit mûr. Mais ce 28 juin, les résultats qui arrivent peu à peu se révèlent encore plus catastrophiques que les dernières prévisions, et les pizzas ont du mal à passer.

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Agnès Buzyn elle-même ne récolte qu’un piteux 13 % des suffrages dans le 17arrondissement, l’arrondissement où elle se présentait. Non seulement elle n’est pas élue maire, mais elle n’entre même pas au Conseil de Paris. Elle qui, quelques jours plus tôt, se voyait au moins diriger l’opposition à Anne Hidalgo et la remplacer au bout de son mandat, en 2026… Son porte-parole, Gaspard Gantzer, ancien conseiller de François Hollande, est aussi éliminé. De même que la maire sortante du 20e, Frédérique Calandra, une ex-socialiste passée à LRM. Devant les caméras, l’ancienne ministre de la santé « prend acte » des résultats et se dit malgré tout « fière d’avoir porté la voix de la majorité présidentielle ». A ses côtés, ses lieutenants ont des mines d’enterrement.

Une incroyable succession de rebondissements

Une ample victoire pour Anne Hidalgo, une gigantesque déroute pour Agnès Buzyn, et, pour Rachida Dati, un échec relatif qui laisse bien des espoirs. A l’issue d’une incroyable succession de rebondissements, la folle élection municipale parisienne a abouti au résultat inverse de celui prédit par beaucoup lorsque la précampagne a débuté.

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