Le nombre de morts quotidiens reste au niveau observé depuis début juin mais l’envolée du nombre de cas positifs ces dernières semaines inquiète les autorités.

Par Chloé Hecketsweiler Publié aujourd’hui à 04h36, mis à jour à 05h43

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Une femme étreint sa tante à San Salvador le 11 septembre.

Fin de l’été dans l’hémisphère Nord et de l’hiver dans l’hémisphère Sud : l’épidémie de Covid-19 achève son premier tour de piste. Avec près de 30 millions de cas comptabilisés dans le monde, et 900 000 morts, cette maladie a bouleversé en quelques mois la vie de tous les habitants de la planète.

Les mesures de contrôles prises pour freiner la circulation du virus – confinement, port du masque, distanciation sociale, dépistage et traçage des cas, quarantaine – représentent un choc social, culturel, économique inimaginable il y a seulement neuf mois. Et pourtant leur succès se révèle limité, avec un risque élevé de seconde vague dès l’automne.

« Cela va devenir plus dur. En octobre, en novembre, on va voir une mortalité plus élevée », a déclaré, lundi 14 septembre, le directeur de la branche européenne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pour l’heure, le nombre quotidien de morts reste au niveau observé depuis début juin – autour de 400 à 500 – mais l’envolée du nombre de cas positifs ces dernières semaines inquiète les autorités.

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Même s’il s’agit en majorité de personnes jeunes, moins à risque de développer des complications, « il est illusoire de penser que le virus peut circuler dans cette population sans atteindre les personnes vulnérables », souligne l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique. « Très vraisemblablement, à partir d’un certain niveau de circulation, il atteindra ceux qui ont essayé de se protéger », estime-il.

Automne sous haute surveillance

Dans plusieurs pays du Vieux Continent, la courbe s’est infléchie dès le début du mois de juillet, même si le nombre de cas est difficile à interpréter en raison de l’évolution des stratégies de test (ampleur du dépistage, population ciblée, etc.).

En France, la barre symbolique des 10 000 cas quotidiens a été franchie samedi. La veille, plus de 4 700 cas étaient enregistrés en Espagne, 3 500 au Royaume-Uni, et 1 500 cas Italie.

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Ailleurs dans le monde, la situation est très contrastée. Les Etats-Unis semblent avoir atteint un plateau, avec 35 000 nouveaux cas chaque jour, loin des 10 000 espérés par les experts pour minimiser les risques au changement de saison. La première vague n’y a jamais été complètement « aplatie », et près de 194 000 personnes ont déjà succombé à l’épidémie. Le Sud (Californie, Floride, Texas), le New Jersey, le Massachusetts et l’Etat de New York ont payé le plus lourd tribut.

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